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 My fair Darcy

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Eris de Vorante

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MessageSujet: My fair Darcy   Sam 1 Aoû - 8:18



La matinée s'était déroulée paisiblement. Le petit déjeuné fut copieux pour une Lucrèscia en grand appétit. Il était bien onze heures lorsque la comtesse s'adonnait à la féminine activité qu'est la broderie. Assise sous une arcade fleurie du jardin, elle surveillait d'un regard tendre la promenade de Kieran avec sa gouvernante. Alors que l'aiguille achevait d'illustrer le mouchoir d'une élégante fleur de lys, Dubois vint quérir sa dame.

- Madame. Pardonnez moi de vous déranger mais monsieur d'Anceny est dans l'antichambre.

- Abelard..? Elle eut un moment d'hésitation. Bien... peux tu le conduire dans mon boudoir ? Je le rejoins dans un instant.

Dubois se doutait de l'anxiété de sa dame. Celle ci prit un moment pour méditer quelques instants. Elle déposa son tambour à broderie sur la balancelle, embrassa son fils et donna quelques directives à Hildegarde avant de gagner son appartement privé.

D'Anceny se tenait à la fenêtre, le coude appuyé sur le mur. Son regard se perdait dans l'horizon. Lorsque Lucrèscia entra dans le salon, Abelard se retourna en illuminant son visage du sourire le plus charmé qu'il pouvait arborer.


- Ma douce Angélique... Le dandy foula le parquet en tendant ses mains vers la comtesse. La malheureuse n'eut le temps de souffler qu'une étreinte aimante vint l'indisposée dans une proximité pour le moins indécemment familière.

- D'Anceny... de grâce, maîtrisez vous. Son visage se détourna lorsqu'elle sentit les lèvres de l'homme approcher dangereusement. Un baiser se posa sur sa joue, d'une innocence parfaitement feinte.

- Vous m'avez tant manqué. Le temps me parut si long sans vous. Tout ces mois, toutes ces semaines... et il y a déjà tant d'années dans un seul jour. Animé d'une passion extravertie, il reposa son oreille contre la poitrine de Lucrèscia tout en la serrant entre ses bras, tel l'enfant cherchant le réconfort de sa mère. Les sentiments qui assaillaient la jeune femme valsaient entre la pitié et l'indigestion. Elle avait bien de l'affection pour cet homme qui lui avait tout appris mais elle craignait également les feux de son ardeur.

- Pourquoi êtes vous ici ? Lui demanda t-elle tout en essayant de se libérer de son étreinte.

- J'avais besoin de vous revoir. Je suis désespéré par votre froideur. Elle me blesse, me poignarde... Vous qui m'aimiez, Angélique, n'y a t-il donc aucun espoir d'entrevoir en vos yeux ne serait ce qu'une étincelle de cet amour ?

- Vous ne savez plus ce que vous dites, d'Anceny... Redressez vous ! Ne me parlez pas à moi comme à vos conquêtes. Oubliez vous ce que je suis ? Et ce que vous êtes... Je suis mariée, j'ai des enfants. J'aurais accepté votre amitié sans craintes si vous aviez cessé d'être l'aventurier que l'on dépeint en de scabreux récits. Le ton de Lucrèscia s'élevait légèrement alors que les manières d'Abelard l'offensaient toujours plus.

- Ne suis je pas votre ami ? N'êtes vous pas reconnaissante de l'aide que je vous ai apporté à vous et à votre famille ? Qui à terrassé Le Grand pour avoir ainsi injurié votre trop noble famille ? Je vous le demande, Angélique...

- Cessez de me nommer ainsi, Abelard ! Lucrèscia s'en détourna, comme pour échapper à une réalité trop lourde à assumer en cet instant présent. Oui, je vous suis très reconnaissante pour la bravoure dont vous avez fait preuve. Mais l'on ne m'achète pas ! Vous avez oublié ? Si vous avez fait tout ceci dans l'espoir d'obtenir quoi que ce soit hormis ma gratitude, je suis navrée de vous décevoir.

- J'admire votre force. Votre ténacité. Vous n'en manquiez pas lorsque je vous ai connue autrefois. Maintenant que j'observe la femme radieuse que vous êtes devenue, il me parait très hypocrite de retenir l'adoration que j'éprouve à votre égard. Ne croyez pas que je vous ai aidé pour espérer quoi que ce soit d'indécent en retour. Je vous l'affirme, Lucrèscia, je suis votre ami et il n'y a rien au monde que je ne pourrais faire pour vous plaire. Je vous prie de bien vouloir pardonner ma conduite. Abelard recula de quelques pas. Il se contenta d'observer la comtesse de loin, le regret attristant son regard.

- Je m'y attendais bien. Vous n'avez pas beaucoup changé après toute ces années. Je dois avouer qu'il me serait douloureux que vous me forciez à ne plus vous revoir. Ce serait rendre un bien piètre hommage à l'éducation que vous m'avez octroyée, ainsi qu'à la complicité que nous partagions. Mais cela ne dépend que de vous. Aussi je vous demande de ne pas salir l'image que j'ai de vous en de vaines et galantes tentatives. Alors Lucrèscia accorda au dandy le privilège d'un regard lorsqu'elle se retourna face à lui, les bras croisés.

- Croyez le, ma très chère... je m'y emploierai. Si je pouvais faire quoi que ce soit pour me racheter, dites le moi, si votre confiance m'est encore octroyée.

- Je vous le confesse, Abelard... Il y a quelque chose qui m'aiderait infiniment. Mais de cela vous ne devez en parler à quiconque. Si vous réussissiez, ma conscience en serait soulagée et je serai prête à vous ouvrir mes portes avec plus de régularité à la condition que vous vous comportiez comme il le faut.

- Je vous écoute, Madame... ordonnez et j'obéirai à vos moindres désirs. A cet instant, Abelard se retint de tomber à genoux tel le chevalier servant qu'il désirait représenter. Cet espoir de retrouver celle qu'il chérit tant plus souvent suffisait à l'enchanter.

- Je dois placer mes enfants en lieux sûrs pour des raisons tout à fait légitimes. J'ai bien réfléchis et un endroit m'est venu à l'esprit. Je ne crois pas en connaitre de mieux indiqué. Discret, connu de peu de gens. Cet endroit est le château de Beaumanoir à Kessex, où vit mon cousin Dorian. Il n'est pas homme à s'occuper d'enfants comme en témoigne la situation de son fils naturel. Cependant, je compte y envoyer Dubois également, ainsi que Subadra et Hildegarde. J'aurais besoin de vous pour les escorter et m'informer régulièrement de leur état. J'en parlerai à mon mari au préalable, évidemment. S'il accepte, alors je vous ferait part de la date de leur départ. Vous savez bien vous déguiser, non ? Vous pourrez ainsi rendre votre déplacement plus discret.

- J'accomplirai ce devoir avec autant de zèle que nécessaire. Je ne vous déplairai pas, madame... J'en fais le serment. J'ai juré de veiller sur vous. Je protégerai vos enfants comme s'ils étaient les miens. Mais saurez vous vous passer de Dubois ? Le seigneur s'approcha de son interlocutrice, calmement. Il vint prendre ses mains avec toute la délicatesse dont il est capable afin d'apposer sur celles ci un geste tendre, amical et rassurant.

- Je le dois. Dubois seul peut accomplir la tâche qu'est de les protéger. Il a toute ma confiance. Lucrèscia n'osa pas le regarder dans les yeux bien qu'elle le laissa lui prendre les mains. Si tôt affectée par l'idée de se séparer à nouveau de ses enfants, elle se consolait tant bien que mal car elle n'agissait que pour leur bien.
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